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 old time's sake (noa)

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MessageSujet: old time's sake (noa)   Ven 6 Nov - 17:52


old time's sake
ㄨㄨㄨ

un jour baptist a dit qu'il emmènerait noa loin d'ici. qu'il la prendrait elle et toutes ses étoiles sur sa batmobile. ses étoiles se sont ses rêves, ses prunelles et son sourire. toutes ces choses qui ne doivent jamais disparaître. et aujourd'hui ils s’effacent. s’estompent sous des silences et des soupires qui disent long. baptist n'a pas de batmobil, juste une vieille bécane qui tient presque la route. mais c'est pas très grave, puisqu'il a toujours ce rêve, leur rêve d'enfant. alors, il tient sa promesse. il sonne chez elle, lui dit prends tes affaires, on s'en va. où ? partout et nul part à la fois. là où les rêves s'arrêtent (ça veut dire jamais). baptist, lui n'a rien pris. juste peu d'argent, son instrument, un paquet de blondes mentholées, et une couette en laine. il préfère s'montrer prudent parce qu'avec noa on ne sait pas, on ne sait jamais. tout peut arriver, le monde pourrait sombrer sur leur tètes qu'il serait heureux. enfin presque, si on oublie masha et son sourire cosmique qu'il ne reverra sans doute plus jamais. noa est assise côté passager, lovée contre la vitre. baptist n'essaie même pas de deviner ses pensées, parce qu'il sait. il sait tout lorsqu'il s'agit de noa, sa sœur (d'âme). alors il appuie sur l'accélérateur et fait vrombir le moteur dans la nuit. le soleil n'est plus très haut dans le ciel, il dit encore au revoir et à demain. demain. peut-être qu'ils ne seront pas encore rentrés demain. peut-être qu'ils se seront perdus, ou dévorés tout cru. en attendant, l'engin démarre, s'échappe de la ville et de ses soucis. il frôle les limitations de vitesse, la quatrième dimension aussi peut-être. baptist il veut qu'noa aille mieux, qu'elle cesse de brouiller du noir. il sait que ça ne se fera pas en un claquement de doigts, mais au moins le temps d'un soir. il l’espère en tout cas.

alors il emprunte les rues peu fréquentés, ce serait bête de faire un accident. ils sortent de la ville et s'en vont sur le bitume interminable, un sentiment de fuite sous la peau. y'a le paysage, les arbres, les maisons et les lampadaires qui se confondent. c'est vide aujourd'hui, personne d'autre qu'eux sur l'étendue. ils roulent et ils roulent, jusqu'à n'en plus voir la fin. et à un moment, il appuie sur la pédale de frein. lorsque se dessine un champs de tournesol, il emmène la voiture sur le bas-côté et coupe le contact. j'crois qu'on a atterri dans la quatrième dimension., premières paroles qui s'échappent enfin depuis un long moment.

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MessageSujet: Re: old time's sake (noa)   Dim 29 Nov - 22:01


old time's sake
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mesdemoiselles jouent les cachottières. elles se chuchotent leurs secrets sans nom dans leur coin d'univers, partagent ensemble les rires qu'elles entonnent dans un silence quasi-sacré. sans toi. toi, t'imites l'étoile (de mer) sur ton patchwork de couvertures, tu fais des tresses avec les franges d'un oreiller et tapent des talons contre le bois du lit de manière plus ou moins rythmée. parce que mesdemoiselles sont bien loin, sans toi, cachée derrière le soleil, la tête sous une couverture de jour. elles t'ont laissées à ton triste sort, le regard acharnement fixé dans le blanc cassé d'un plafond taché par la vieillesse plutôt que rêveusement perdu dans la profondeur nuit d'un dôme stellaire qu'elles constellent. c'est le symptôme de jour. la maladie du soleil. qui te retirent tes si chères amies éternelles et les remplacent par des traînées blanches et des duvets de cotons. par de l'ennui, pur et dur. l'ennui, ton plus néfaste antagoniste, ravisseur de ton sourire, meurtrier de ta joie. le silence est violent. il s'infiltre par chaque pores de ta peau, se fraye un chemin jusqu'à ton cerveau, pourrit chaque cellule de ton âme brisée. le silence t'oblige à réfléchir. te force à faire face à tes pensées, te colle tes souvenirs juste sous les paupières, t'ouvre toutes les portes de tout les couloirs d'un encéphale jusque là condamné. alors, les mains plaquées de part et d'autre de tes tempes, tu ramènes tes jambes sous ton menton, tes bras autour de tes cuisses, et tu restes là, immobile, impuissante, tandis que le passé te cingle de coups et que le feu calcine lentement tes pensées, immole ton esprit.

puis soudainement, il est là. pas de tapis volant, de chaussures ailées ou de cape dans le dos. pas de logo sur le t-shirt moulant, d'épée à la taille, ou encore de gadgets aux poignets. pas de prince, de demi-dieu, de super-héro. mieux que ça. baptist. il tombe du ciel, débarque du paradis. il te prend la main, sans te demander ton avis, sans attendre ton consentement. il sait qu'il l'a déjà. il sait qu'il l'aura toujours. baptist c'est la constellation d'étoiles qu'il te manquait, l'incarnation de tout ses astres absents, c'est la bien-aimée nuit en plein jour. baptist c'est l'âme. de tes jours, de tes nuits, de ta vie. alors quand baptist te guide, tu suis aveuglement. tu fermes les yeux et marche dans ses pas. il suffit simplement de tendre l'oreille pour saisir le bourdonnement de votre passion partagée, tendre les doigts pour attraper le lien entre vos deux cœurs, si fort qu'il en devient palpable. l'atmosphère chaleureuse aux fragrances parfumées de maison t'enveloppe d'un coup. instantanément. elle te tire par la manche, te précipite dans ses bras. en symbiose totale, tu te laisses porter. le regard perdu au-delà de la vitre, au-delà de la route, au-delà de l'horizon. tu savoures l'idée de changement, d'aventures et de baptist. tu savoures le silence. ce silence qui a des tonalités si différentes. il est comblé de battements de coeur emballés, d'inspirations contrôlées. ce silence n'est pas violent, parce qu'il n'est pas solitaire. il est empli de paroles, de mots et de ponctuation qui flottent dans les airs, traversent les mètres, voyagent d'imagination à imagination. ce silence est empli de pensées. ce silence n'est plus un silence. c'est une conversation codée. une discussion cachée. et vous êtes les seuls à pouvoir la déchiffrer.

la quatrième dimension. t'en as les yeux qui pétillent. la quatrième dimension. la vôtre. vous avez brisé le mur du son pour l'atteindre. vous avez traversé un ou deux champs d'astéroïdes. et maintenant elle vous appartient. tu détaches les yeux de ce peuple de déesses solaires et tourne la tête vers le couronné à tes côtés. un sourire éclaire ton visage. c'est vrai. c'est sincère. ça fait un beau pied-de-nez à la tristesse de ton être. on va y planter notre drapeau ? alors tu t'élances. tu joues les drapeaux. tu vas planter tes deux pieds dans la terre, marquer ton territoire des traces de semelles que tu laisses sur le sol et des pétales ensoleillés que tu dérobes sur ton passage. tu te perds consciemment dans ce labyrinthe paradisiaque, faisant le vœu de ne jamais avoir à en sortir.

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MessageSujet: Re: old time's sake (noa)   Ven 4 Déc - 18:03


old time's sake
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c'est pour toutes les nuits d'insomnie, toutes les soirées d'alcooliques, tout les jours tristes. tout qui disparaît en une fraction de seconde, détruit par l'éclat d'un rire. c'est pour eux deux, des jumeaux cassés, cabossés. pas de la même intensité, ni de la même façon, mais brisés tout de même. des âmes entremêlées depuis le berceau. parce qu'un jour, ils ont dit baptist, c'est ta sœur. puis quelques années-lumières plus tard, baptist ce n'est pas ta sœur.. c'est vénus qui s’effondre, mars et saturne qui s'entrechoquent. mais pluton qui brille, subsiste. pluton qu'on oublie, dernier des rescapés. parce que c'est loin d'être grave. tampis. l'amour c'est plus grand qu'une planète, plus large que le système solaire, et plus beau que l'univers. c'est pour tout ça, que le cœur de baptist bat et se reconstruit. noa et sa folie. noa et son sourire. noa qui s'élance sur l'étendue, petite fusée d'un mètre soixante-dix détruisant tout sur son chemin. noa, elle devient symbole de leur passage. drapeau vivant improvisé, elle hurle dans la tète de son frère. on va y planter notre drapeau ?, baptist la regarde, l'admire. il sourit à son tour et chasse toute la mélancolie. il assène un coup aux mauvais esprits, aux cauchemars qui les auraient suivis jusqu'ici. attention attaque alien !, il lance à la volée. il se fraye un chemin et déboule sur son corps frêle. ils tombent, roulent sur les fleurs, témoins de leur bêtise. enfant de douze ans, il n'a même pas honte. la terre guérit les écorchures, mais les pétales ensoleillent les cernes marquées orage et tempête. ils rient et crient. trop fort, top longtemps. ils s'écrasent mutuellement, s’emmêlent et se confondent. comme avant. avant que le monde ne vienne tout gâcher. avant que la vie ne les fasse devenir adulte. à l'époque où les batailles (de neige, de boue, d'eau et de nourriture) s'accumulaient. avant, c'était jolie la vie.
ils s’arrêtent quelques secondes plus tard, un peu plus profond dans le champs. de là-haut, on peut voir la trace de leur conneries, des tournesols écrasés sous leur poids. tu crois qu'un agriculteur peut débarquer pour nos chasser ?, il dit les yeux rivés sur le ciel cramoisi, allongé sur le lit de tournesols. il ne peut pas s’empêcher de jouer au grand-frère, de s'demander si c'est grave ce qu'ils ont fait. baptist reprend également son souffle et vérifie son automobile en biais, avant de se retourner vers noa. puis il attrape deux pétales jaunes -les plus belles, parce que noa, elle mérite la galaxie et bien plus encore-. il les place sur les paupières de la blonde le plus délicatement possible, comme si ses prunelles pouvaient se briser d'un instant à l'autre. comme ça, tu feras de beaux rêves ce soir., à ce moment suspendu dans le temps, il ne peut penser qu'au bien-être de noa seulement. lorsqu'il est avec elle, sa sœur obnubile tout son esprit.

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MessageSujet: Re: old time's sake (noa)   Mer 9 Déc - 18:57


old time's sake
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les cobbs descendent de la voix lactée. d'une autre terre plus belle et plus saine, d'une planète perdue dans un système solaire lointain. ils viennent d'un air pur, d'un virage de cours d'eau, d'un coin de cheminée en hiver, pas d'un paysage de carte postal mais d'un décor de rêve enfantin. d'un eden flottant dans les myriades étoilées. les cobbs ne sont pas d'ici, pas de ce coin d'univers rongé par le virus humain. les cobbs sortent d'un livre de contes. les cobbs, ce sont les amis imaginaires de deux gosses dans leurs premiers jours. ils ne sont pas faits pour vivre ici. ils sont faits pour le monde de l'imaginaire. et pourtant. pourtant. un jour, comme ça, par hasard ou par cruauté, on les a tirés par la manche, on leur a susurré à l'oreille avec ces tonalités que prennent les promesses v'nez par là, vous allez être bien, vous s'rez heureux. et les cobbs ils y ont cru. ils ont suivi. ils ont descendu une à une les marches en colimaçon du grand escalier de marbre, et un jour, ils ont finalement touché le sol. au début, ils ont pas compris. ils ont pas capté que c'était la fin d'une vie, ils ont pas saisi qu'on détruisait en douce leur passerelle de retour, au fur et à mesure de leur traversée. et maintenant, maintenant que ce bout de rocher et ses imperfections humaines les ont détruits, réduits en poussières, poussés plus bas que terre, malmenés et démembrés, maintenant qu'ils ont sauté les pieds joints dans le piège, qu'ils se sont faits emporter par le trou noir, les cobbs errent comme des âmes en perdition à la recherche de leur ticket de retour, de leur escalier en colimaçon, de leur sortie de secours. les cobbs sont hors du temps, hors du monde. hors d'eux-mêmes. aujourd'hui, ils prétendent avoir arrêter de chercher. ils prétendent se complaire sur leur lit de bouts d'âmes brisées. mensonges. ils le savent bien, quand ils échangent un regard ou même sms banal, que le passé leur colle à la peau. alors quand les autres tournent le dos, ils se prennent la main et partent à la chasse au trésor.

pourtant, en ce moment précis, entre les dames du soleil, tu ne cherches pas la passerelle. tu veux reconstruire une nouvelle planète. ici, au coeur du pays. une bulle hermétique où pouvoir vivre. simplement. sur la terre ou dans ta tête. retrouvée la liberté, celle de respirer ou non, de penser ou non, de ressentir ou non. le bonheur pur. celui qu'on ne voudrait jamais quitter. celui qui a un arrière-gout d’éphémère. alors, comme pour empêcher le destin, tu marques le territoire de tes pas, délimites les bordures de ton nouveau territoire des traces que tu laisses. attention attaque alien !. baptist il débarque sur votre tout nouveau continent avec le même sourire à décrocher les étoiles. ces étoiles, elles te tombent toutes sur la tête d'une seule et même pluie lorsqu'il s'élance dans les airs, s'écrase avec toi au milieu des fleurs et roule, roule, roule, à en perdre la tête. tout les deux, vous fusionnez avec la terre à en devenir chimères, vous lancer vos rires et vos cris comme des feux d'artifice qui exp(l)osent leurs couleurs dans l'atmosphère. vous êtes de retour au pays.
la passerelle, elle est là. c'est un pont de fleurs écrasées, des pétales envolés. tu crois qu'un agriculteur peut débarquer pour nous chasser ?.
tu réfléchis une minute, le regard tourné vers baptist qui, lui, fixe le ciel. on lui expliquera que c'est chez nous maintenant. que peut-être que les papiers lui accordent ce bout de terre, mais que nous on a signé avec le coeur. surement qu'il comprendra pas, ptêtre bien qu'il nous chassera avec une torche ou un râteau, mais alors on aura qu'à courir, très vite, si vite qu'on s'envolera. on sait faire ça, non ? et là, ça se sent dans ta voix. la fissure. tes paroles frémissent dans l'air, puis s'évanouissent, mais toi tu restes là à contempler les ombres des lettres une seconde de plus. une seconde de trop. le ciel est teinté de flamme. ça te consomme un peu plus. un peu trop. et là, baptist il fait de la magie. deux pétales sur les paupières et le brasier s’éteint. deux pétales sur les paupières et la douleur s'estompe. c'est doux. c'est simple. la magie de baptist. comme ça, tu feras de beaux rêves ce soir.. mais toi tu veux pas rêver. tu veux rester comme ça pour l'éternité. aveuglée par la délicatesse, tout parait plus beau : le parfum des fleurs, le gout du vent, le bruissement des nuages et la chaleur de sa main dans laquelle tu vas blottir la tienne. raconte-moi un truc, n'importe quoi. un conte pour enfant, une histoire des parents, une blague carambar même. ou bien un truc sorti de ta tête. que tu demandes, telle une enfant avant le coucher.

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MessageSujet: Re: old time's sake (noa)   Mer 23 Déc - 13:11


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on lui expliquera que c'est chez nous maintenant. que peut-être que les papiers lui accordent ce bout de terre, mais que nous on a signé avec le coeur. surement qu'il comprendra pas, ptêtre bien qu'il nous chassera avec une torche ou un râteau, mais alors on aura qu'à courir, très vite, si vite qu'on s'envolera. on sait faire ça, non ?, elle dit, annonce avec toute la pureté du monde. et baptist, il la regarde déverser ses paroles beaucoup trop belles pour le monde, beaucoup trop rayonnantes pour l'univers. chaque mot que noa prononce, chaque syllabe qu'elle écorche, lui rappelle à quel point il l'admire, sa sœur. comment il a pu oublier baptist, sa magie ? celle de noa, celle qui enchante et émerveille les enfants. même si y'a un peu d'orage là-dedans, même si y'a pas qu'du bonheur, c'est pas grave. rien n'est jamais blanc ou noir, paix ou mal, beau ou moche. noa, c'en est l'exemple même. elle resplendit, illumine les pupilles de baptist, machine à rêve qui attend l'bon moment pour exploser. bien sûr, on sait faire ça. on sait tout faire nous les cobbs., ça vacille un peu dans sa voix, tellement c'est fragile et fébrile. baptist c'est pas vraiment un cobbs, juste une âme perdue, qui feint, prétend vêtir un blouson noir, cape d'invisibilité. patronyme encré sur les papiers d'identité. puis on a la batmobile de toute façon. avec elle personne peut nous rattraper. ni les fantômes, ni les agriculteurs un peu trop conservateurs., ni les cendres d'une ville calcinée, rongée par l'orangée des flammes. et alors pour pas que noa explose, baptist dépose deux pétales jaunes sur ses paupières, symbole de ses sentiments encrés dans la réalité. alors, noa attrape sa main, lie ses doigts aux siens. et il serre baptist, il serre pour s'prouver que c'est bien vrai, que c'est pas un rêve ce moment là. il veut être sûr que le feu brille bien dans le ciel, et que le souffle des arbres lui caressent la peau. raconte-moi un truc, n'importe quoi. un conte pour enfant, une histoire des parents, une blague carambar même. ou bien un truc sorti de ta tête., elle demande, le presse de son regard étincelant. il sourit baptist, et plonge dans ses pensées. il réfléchit et démantèle ses souvenirs. un jour, le soleil dit à la lune , "ma chère amie, nous avons beaucoup trop d'enfants qui nous causent bien du tourment, mangeons-les". la lune acquiesce, mais comme il serait bien trop horrible de manger ses propres enfants, elle fait une proposition, "envoyez-moi chaque jour un des vôtres, et je vous ferai servir, en retour, un des miens". le soleil accepte alors. la lune reçoit donc dès le lendemain un des fils de son ami. elle n'y touche pas, mais l'arrose d'une nouvelle sauce et le renvoie au soleil qui, sans se méfier et croyant qu'il s'agit d'un enfant de la lune, le mange. et ainsi de suite jusqu'au jour où le soleil perd finalement tous ses enfants. mais la lune, par contre, conserve tous les siens. c'est pour ça qu'on peut voir le jour, le soleil seul dans le ciel, tandis que la nuit, la lune est entourée de sa nombreuse progéniture d'étoiles., il termine son récit en reprenant son souffle, avant de relever son visage vers le soleil qui dit aurevoir. alors ? qu'est-ce-que tu penses ? qui de la lune ou le soleil est le plus vile ?, il ajoute avant de se relever, brisant la bulle qui s'était formée. il étire ses bras, et tend sa main à la blonde pour l'aider à se relever. enfin, moi j'me demande surtout pourquoi ils voulaient manger leurs enfants., il continue tout en se dirigeant vers son véhicule. il commence à se faire tard... on est trop loin de siloam pour rentrer ce soir. on roule jusqu'à trouver un endroit où dormir ?, il demande en déverrouillant la machine, même si ce n'est pas vraiment une question. au fond la demande de noa l'a un peu bousculée. il aurait pu raconter baptist, l'histoire de ce gars un peu paumé qui tombe amoureux de la fille amnésique qu'il terrorisait au lycée. ce connard qui finit par la faire succomber, et qui lui ment tellement il est égoïste. oui, il aurait pu lui raconter ça aussi baptist, mais c'est beaucoup moins beau qu'la lune et le soleil.

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MessageSujet: Re: old time's sake (noa)   Dim 10 Jan - 22:17


old time's sake
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les ondes grésillent. les notes s'effondrent. une seconde. rien que l'espace d'une infime seconde. et pourtant, tu l'entends clairement. comme un cri. tu perçois les ondulations de la brise. un trou percé dans votre bulle supposément impénétrable. une once de disgrâce qui ose se frayer un chemin de force. qui ose envahir votre royaume de parfaite pureté. comme un murmure d'ombre, un écho de défiance, n'attendant que de grandir. de conquérir. et toi, t'aimerais le faire taire d'un coup de baguette magique, l'achever d'un éclat de sourire, mais tu parviens pas à l’apercevoir, noyé sous toute cette lumière. tu l'entends sans l'atteindre. une torture. parce que toi, tu comprends pas. tu comprends pas que ton frères puisses douter de sa place à tes côtés. tu comprends pas qu'il puisse douter de la légitimé de son aspiration au trône. pourtant, c'est la génétique qui tente d'établir un siège dans sa tête, d'édifier une muraille entre vos cœurs. et toi tu le vois pas. parce que tu comprends pas. parce que tu ne peux même pas concevoir qu'il puisse remettre en question ce que vous êtes. ce que vous serez toujours. des âmes croisées. qu'importe le nom que vous portez ou le sang que vous possédez. qu'importe la loi ou la science. qu'importe les autres. qu'importe le monde. on a la batmobile de toute façon. avec elle personne peut nous rattraper. ni les fantômes, ni les agriculteurs un peu trop conservateurs. et tu souris. tu souris parce que tu t'imagines filer dans le vent avec un baptist à la voix trop grave dans une voiture quasi-magique couleur de nuit. tu souris parce que tu réalises que votre seule voiture de super-héro millionnaire à vous, c'est le vieux tacot de baptist, la baptmobile. et tu souris parce que tu sais malgré tout que ça n'en sera pas moins fantastique. on a la baptmobile, que tu répètes dans un murmure. comme dans un rêve.
car une fois tout grain de poussière de mélancolie emporté au loin, semé aux alentours, baptist te tire par la manche pour t'emmener dans ces contrées interstellaires dont il semble avoir le secret. répondant à ton appel à l'aide, il t'ouvre les portes du ciel et te laisse t'y réfugier. les yeux grands ouverts, plongés dans l'océan stellaire, tu admires les météores danser. véritable ballet de lumière. l'heure propice à la rencontre astrale te permets de voyager sur les mots de ton frère avec la fluidité des couleurs. quand le récit se termine, tu aimerais en allonger les syllabes, en éterniser les secondes. alors ? qu'est-ce-que tu penses ? qui de la lune ou le soleil est le plus vile ?. le brun remonte sur ses jambes et tu demeures silencieuse. tu persistes dans cette immobilité. même quand sa main vient chercher la tienne, tu ne lèves pas le petit doigt. une larme dans le fond de l’œil. après un instant, tu bascules la tête pour planter tes pupilles dans les siennes. c'était beau. simples et uniques paroles qui s'envolent aussitôt. tu dois sembler chamboulée, emmurée dans tes pensées. alors comme pour rattraper cette façade brisée, tu attrapes la main de baptist de tes doigts et remonte sur tes pieds. les vertiges t'assaillent mais tu les repousses. t'es fatiguée de ta propre instabilité. fatiguée d'être le jouet des émotions versatiles. enfin, moi j'me demande surtout pourquoi ils voulaient manger leurs enfants. il t'arrache un rire et restitue ton sourire. parce qu'ils étaient jaloux de leur éclat, sans doute. tu lui emboîtes le pas, quittant le soleil qui s'éteint pour rejoindre la voiture quasi-magique.

après quelques mètres silencieux à rouler en observant le soleil se coucher de cet œil nouveau que donnent les découvertes, tu hasardes baptist ? et en choisissant tes mots avec lenteur : et si on était des survivants, toi et moi ? des rescapés du massacre ? comme il ne semble pas saisir, tu ajoutes d'un murmure et si on était des étoiles solaires ?. t'as ce ton sérieux des enfants qui ont peur d'entendre un malheur mais ne peuvent vivre sans savoir si il arrive. parce que ça expliquerait tant de choses. ça donnera une justification au destin. à la fatalité. fuir le festin et récolter la tempête. les flammes sont les cerbères à vos trousses. le ciel déchaîne son abandon sur vos têtes.
malgré tout, tu laisses la musique envahir tes pensées. tu ne te souviens pas l'avoir entendue s'allumer. comme sauveteuse de dernier recours tout droit sortie d'un coin d'ombre pour répondre à un sos silencieux. tu te laisses porter par les notes. elles envahissent ton âme au point d'en chasser la tristesse. après un regard partagé aux étincelles de complicité, tu laisses ta voix s'envoler et ton corps t'échapper. plus rien ne compte. juste toi, lui, la musique. profiter de l'instant. rêver les yeux grands ouverts et abattre toutes ses cartes sur la table avec fierté. tu veux bien être une étoile solaire du moment que vous l'êtes ensemble.

le soleil a disparu depuis longtemps quand tes pupilles tombent sur une pancarte en bois à moitié effondrée. la flèche désigne un chemin de terre tortueux bordés d'arbre plus verts que de nature. un promesse de paradis. tourne là. les roues pivotent et le vieux débris aux merveilles s'embarque dans l'inconnu. quand le chemin se termine en clairière aux doux bruits de grillons et autres clapotis d'eau claire, tu sautes à pieds joints dans la terre, saisis la main de baptist, et court à en perdre le souffle. une cascade de rivière aux reflets lunaires, semée de rochers de jais et bordée d'une plage d'herbe humide. ton paradis sur-mesure. je veux rester là. si c'est pas pour toujours, au moins pour la nuit. tu te penches par dessus l'eau, jouant avec les rapides. on peut affronter le froid, dormir à la belle étoile. ou alors on rabaisse les banquettes et on se construit une maison dans la batmobile. et en envoyant quelques éclats d'eau à baptist accompagné de ton rire clair, ou alors tu dors dans l'eau.

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