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suite à une surpopulation féminine, merci de privilégier les personnages masculins.

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 ARABELLA ≈ come and save me

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MessageSujet: ARABELLA ≈ come and save me   Lun 7 Déc - 13:22

come and save me
arabella & luukas


Ses bras entourent ses jambes. Balance, balance. Avant, arrière. Dehors, il y a les cris des déments, ceux qui hurlent à la mort, qui demandent à une force externe de leur donner du courage. Elle déteste cet endroit. Ces lieux. Déteste ceux qui traînent dans les couloirs blancs, ceux qui l'empêchent de trouver réconfort dans sa solitude. Elle déteste ceux qui la forcent à venir, ceux qui tentent de la consoler par de vaines paroles. Tout. Elle déteste tout. Balance, balance. Lentement, doucement. Ses paupières se ferment, ses mains viennent boucher ses oreilles. Elle n'en peut plus. Ne veut pas de cette vie, de ces voisins. Elle rêve d'un ailleurs, d'une épaule pour se reposer, d'un corps contre lequel se blottir. Mais il n'y a personne.
Personne.

Ses mains tremblent. Paranoïaque confirmée, Luukas lance des regards par-dessus son épaule. Chaque ombre est une ennemie. Chaque silhouette, une menace. Elle est fébrile. Tremblante. Terrifiée. Ses doigts appuie sur la sonnette. Encore. Encore. Le dring retentit, infini. Résonne contre les vitres de plexiglas. Un premier infirmier s'approche, prend sa main avec tendresse. Elle le laisse faire, incapable de réagir. Elle a peur. Elle ne veut pas rester là. Il lui parle, s'adresse à elle comme à une enfant. Elle regarde derrière elle. Personne ne l'entend. Personne ne peut l'entendre. « Je voudrais passer un appel. » Elle sent son hésitation, lui lance un regard suppliant. Elle doit l'avoir, ce coup de fil. Elle a besoin d'entendre une voix, n'importe laquelle. Besoin d'être rassurée, besoin de se sentir en sécurité. « J'ai pris tous mes médicaments, s'il-vous-plaît. Je... Je veux juste m'assurer que j'ai bien éteint le gaz. » Un mensonge. Un de plus. Une excuse, futile banalité mais qui lui donne l'accord du jeune homme. Il la guide par le bras, elle le suit, docile créature. Charmante enfant.

Sur la table règne le combiné. Unique roi des lieux. Il y a une chaise, sur laquelle elle s'assied à peine entrée. Elle bref coup d’œil en biais lui indique qu'il quitte la salle, lui laisse son intimité. Un semblant de pudeur. Un voile mensonger. Elle le sait derrière la porte, sait qu'il l'observera de ses yeux sombres. Elle se frotte le bras, laisse les griffures venir entailler sa peau opaline. La douleur ne l'atteint pas. Il n'y a que le silence de la salle qui l'enveloppe, la tranquillité des lieux, paradoxe avec le brouhaha du couloir. Elle voudrait rester ici pour toujours. Voudrait ne jamais avoir à s'en aller. Finalement, elle attrape le téléphone qu'elle décroche et ses doigts fins commencent à composer le numéro. N'importe lequel. Une succession de chiffres retenus au hasard. Il y a d'abord le silence, puis la sonnerie. Pick up, pick up, pick up. Elle profite de l'absence de réponse pour ramener ses jambes sur la chaise, les coller contre son torse menu. Enfin, une voix résonne de l'autre côté du fil. Un soupire lui échappe. Soulagement, détente. « Bella... » Elle gémit, les larmes lui viennent aux yeux. Elle veut des mots doux, des mots tendres. Elle veut son âme apaisée, son esprit reposé. « Domingo en fuego, I think I lost my halo. » Elle chantonne. Balance, balance. « Je te dérange pas ? » Elle ne se présente pas, ne précise pas son nom. Qui d'autre appelle à la nuit tombée, qui d'autre chantonne quelques paroles oubliées. Sa voix trahit sa détresse, le sanglot dans sa gorge dénonce son besoin d'être entendue. Complètement.

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MessageSujet: Re: ARABELLA ≈ come and save me   Mar 8 Déc - 21:18

come and save me
I ponder of something great, my lungs will fill and then deflate, they fill with fire exhale desire, I know it's dire my time today. I have these thoughts so often I ought to replace that slot with what I once bought, 'cause somebody stole my car radio and now I just sit in silence. Sometimes quiet is violent. I find it hard to hide it, my pride is no longer inside, it's on my sleeve my skin will scream reminding me of who I killed inside my dream, I hate this car that I'm driving there's no hiding for me. I'm forced to deal with what I feel, there is no distraction to mask what is real, I could pull the steering wheel.




Arabella était partie, elle n'allait pas travailler, elle n'allait rien faire, sauf rouler, la musique crillarde s'imposant presque dans chaque quartier par lequel elle passait. Elle réveillerait les bambins, peut être même des familles entières, sans qu'elle n'y fasse pour autant attention. Elle roulait, plus ou moins vite, observait les rues défiler, le ciel bleu nuit aux nuages couleur prune couvrant la lune de telle manière qu'Arabella était ensorcelée. " My mama don't like you and she likes everyone " Chantonnait-elle, les yeux omnibulés par la vue de ce paysage qui a ses yeux était si précieux, tandis que d'autres personnes le trouverait banal, s'en ficheraient et continueraient à tracer le chemin. Elle s'arrêta finalement, le bruit du moteur grondant absent, l'ambiance devint presque gênante, la musique douce passant en boucle, lui rapellant très bien qu'elle était seule. Sans quitter le ciel du regard, elle chercha aveuglement sur le siège passager une part de pizza -froide- dans un carton qui devait être là depuis un peu moins d'une semaine. Bouche bée, en pleine hébétitude. Si ce ciel était une personne, elle n'aurait attendu pas plus d'une seconde pour se jetter sur elle et la dévorer, au sens figuré. Il devait être intimidé, ce ciel, en voyant ce regard que lui portait Arabella, soutenu, insistant, plein d'appréciation et surtout d'attention. Elle avait passé la soirée à s'enfoncer dans des quartiers paviollonaires comme des endroits mal fâmés, s'était perdue dans plus d'une dizaine de culs de sacs, avait consummé environ deux paquets de cigarettes, et était présentement en train de fixer le firmament, rêvant d'être à la place de ces oiseaux, histoire de pouvoir enfin s'enfuir dans l'endroit qu'elle apprécie le plus, celui qui émane le plus de joie, qui regorge de passion et invite à l'insouciance, elle en rêvait, encore une fois. La raison pour laquelle elle était énervée et avait été poussée à partir rouler pour se défouler fut de suite effacée de son esprit, la vue de ce paysage surpassait tout ce qu'elle pouvait demander en guise de consolation.
Et pourtant, ce moment exquis qu'elle passait au septième ciel ne tenait finalement qu'à un fil, puisque la paix de ce havre fut brisée en quelques secondes, lorsque la musique s'arrêta brusquement pour laisser place à des sonneries de téléphone brusques, presque trop violentes par rapport à la douceur de ce qu'elle venait d'observer pendant de longues minutes. Elle répondit d'une voix agacée, sans même faire attention au nom ou même au numéro de l'interlocuteur. Sa moue se décrispa presque en un centième de seconde, et son nuage de coton refit apparition lorsqu'elle entendit la douce voix de son amie. Un sourire attendri aux lèvres, elle lui souffla quelques paroles aussi tendres que ce minuscule bout de paroles qui avaient réussi à lui remonter le moral en seulement quelques secondes. " I want to build you a boat, one as strong as you are free, so anytime you think that your heart is gonna sink you know it won't. " Toujours en souriant, ellela caressa presque avec ses belles paroles, sentant sa gorge serrée, essayant le tout pour le tout pour qu'elle ne sombre pas plus. " Tout va bien, je suis tranquille, j'observe les petites choses. Tu a besoin de quoi ? Tu veux que je vienne te chercher ? Je te ramène à manger ? De la maille avec mon odeur imprégnée ? N'importe, dis moi que tu veux que je vienne, j'ai envie de bouger. En fait, peu importe ton avis, je viens. "
Arabella fit alors gronder le moteur et se mit en route, connaissant le chemin exact par lequel elle était arrivée ici, puis le chemin jusqu'à l'hôpital.
made by pandora.




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MessageSujet: Re: ARABELLA ≈ come and save me   Dim 10 Jan - 13:05

Les mots d'Arabella sont doux, délicats. Ils font du bien, ils pensent ses maux. Elle les sent glisser sur elle, les sent la soigner de l'intérieur. Sa main libre laisse des marques amères de son passage sur son genoux repliés. Elle a cessé de se balancer, elle se concentre sur les paroles. La voix de son amie. Cette présence rassurante dont elle a tant besoin. Elle esquisse un sourire. Une douce récompense, un tendre remède à sa douleur. Elle voudrait répondre, continuer dans cet élan, mais la peur qui lui contracte le cœur et les entrailles l'en empêchent. Il n'y aura pas d'autres mélodies pour elle. « Ta voix. » J'ai besoin de ta voix, je veux ta voix. Elle ne le dit pas, mais son souffle le murmure. Il y a un supplice sous-jacent, un vœu inaudible. « Raccroche pas, s'il-te-plaît... » Elle ne veut pas du silence. Ne peut pas le supporter, ne peut plus le porter. Il pèse trop sur ses épaules maigres. Il pèse aussi sur son cœur. Sur son âme.
Mais elle n'est pas contre un vêtement.
Ou n'importe quoi.

Arabella va venir. Elle est sur le trajet. Cette pensée suffit à lui arracher un sourire, un battement de cœur. Une envie de vivre supplémentaire. Une raison de garder foi. A panser son cœur déchiré. A apaiser ses tourments. Derrière elle, la porte s'ouvre à nouveau. L'infirmier est de retour, son temps vient de s'écouler. Le combiné tenu fermement entre ses doigts blancs, Luukas tourne la tête dans sa direction. Elle reste recroquevillée sur elle-même. Elle ne veut pas partir. Elle refuse de quitter ce cocon de confort, ce lien avec l'extérieur, son lien avec Arabella. Elle ne veut pas rompre tout ça, perdre tout ceci. Mais il ne lui laisse pas le choix et, sans avoir le temps d'ajouter quoique ce soit à l'intention de la belle aux cheveux bleus, elle raccroche. Avec la grâce de la Finlande et la tiédeur de l’Égypte. Maladroitement elle se relève et tout aussi maladroitement, elle rejoint sa chambre. Son havre de peur et d'insécurité. Son Enfer. Dante a du connaître l'hôpital psychiatrique, pour écrire avec une telle beauté sur l'Enfer. Dante a du côtoyer la peur des autres pour réciter la poésie de l'Enfer.

Elle se blottie dans un coin de la pièce. Balance, balance. Ce mouvement la rassure. Elle est une enfant qui trouve réconfort dans les bercements d'une mère. Qui réclame les bras de quelqu'un. Et ces bras finissent par arriver. La porte est close mais elle peut entendre la voix de l'infirmier, celui aux yeux sombres, celui à la voix rauque, qui s'exprime. Il parle d'elle, il met en garde, il avertit. Elle baisse la tête, cherche à se dissimuler dans un trou de souris, à disparaître. Il y a un bruit qui racle, une porte qui s'ouvre. La porte qui s'ouvre. Elle se recroqueville encore un peu. Arabella est là, elle est arrivée. Elle vient la sauver, la tirer d'ici. L'aider. « I don't know where you are. You'll have to come and find me. Find me. » Ses mots vrillent, sa voix s'étrangle. Il n'est plus question de chanson, de paroles, mais de trouver réconfort. Elle ose un regard, ses yeux sont plein de larmes. Elle n'en peut plus. Elle ne veut plus rester là, ne veut pas de ces fou, de ces autres qui la scrutent et devinent ses maux. Les hantent. Les font croître. Balance, balance. « Je veux pas rester ici. Je peux pas rester ici. C'est trop blanc, trop bruyant, trop silencieux. » Silencieux, silencieux, répète-t-elle en perdant pied. Elle perd ses mots, sa tête. Elle attrape les bras de son amie, s'y accroche. Elle s'attaque à l'autre, cette sauveuse. Ce héro.

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