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suite à une surpopulation féminine, merci de privilégier les personnages masculins.

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 catchin' the stars. (nockett)

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MessageSujet: catchin' the stars. (nockett)   Mer 20 Jan - 13:26

la nuit est tombée depuis longtemps sur sloam spring et le dynamisme de la journée a été remplacée par l'euphorie de la soirée. comme si les hommes et les femmes troquaient leurs costumes trois pièces pour des vêtements plus légers et leurs attachés-cases pour des cocktails en tout genre. ça chante, ça danse, ça hurle un peu et parfois même, ça se dispute. une toile arborant de multiples instants. comme une photo capturée entre deux secondes, ce qu'on ne voit ni ne discerne. et toi, toi qui te détaches du lot. toi, parce que t'es légèrement plus grand que la moyenne, que tes cheveux sont en bataille et que ta barbe a dépassé depuis longtemps le stade des trois jours. ton allure déglinguée, tes vieux jeans et ta chemise à carreaux que tu ne fermes que d'un bouton sur un t-shirt grisâtre passé mode. toi, et ta démarche de géant dans ce gigantesque magasin de porcelaine. ce sourire ancré sur ton visage et cet air dénué de toute violence. candide, puéril. parce que t'as grandi avant l'heure mais que t'as su conserver cette étincelle qui te rappelle que le monde n'est qu'un immense terrain de jeu. toi, qui détonne, parce que tu ne danses pas encore, tu ne chantes pas et tu ne hurles pas. tu te contentes d'avancer, jusqu'au lieu de rendez-vous. ce rendez-vous, pas n'importe lequel. cet instant où sa comète va heurter ton monde et le renverser, le transformer, le bouleverser. tu l'attends comme un gosse attend noël. le coeur qui implose et ses battements qui s'accélèrent. le sourire qui s'agrandit et les pieds qui frappent sur le sol un rythme qu'elle est la seule à connaître. et puis, y a la foule, que tu observes avec malice et délice. la foule que tu domptes de tes yeux grands ouverts. et brusquement, sa silhouette, qui se dessine entre deux secondes. cet instant que vous ne verrez jamais mais que tu as appris à reconnaître. ce moment où tout se tait, tout se fixe et où elle seule peut encore avancer. tes yeux qui se posent dans les siens et la chaleur qui envahit ton corps, tend tes muscles et nappe ta journée d'une douceur sucrée. et lorsqu'enfin elle arrive à ta hauteur, ta main qui empoigne son poignet avec délicatesse et ta force qui l'attire contre toi, à l'abri des regards. tu ne l'embrasses pas, tu te contentes de sourire "cobbs." tu dis en te pliant légèrement et puis, tu pointes du doigt un homme au hasard. "tu le vois, là-bas ? il s'apprête à échanger sa marchandise avec un grand nom de la mafia russe. il faut qu'on le surveille, qu'on le suive et qu'on empêche la transaction." et tes yeux qui se noient dans les siens. la partie qui ne fait que commencer et cette douce sensation qu'elle pourrait bien ne jamais se terminer. elle, ta comète, ton étoile.

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MessageSujet: Re: catchin' the stars. (nockett)   Ven 29 Jan - 22:16




catchin' the stars comme une prière. la tête basculée en arrière, les doigts plongés dans le néant, les paupières pourtant closes parvenant à laisser le regard traverser les étoiles pour envoyer les pensées lumineuses voltiger telles des lucioles dans l'atmosphère nocturne. toi, la comète, fends la foule aveuglément. toi, la comète, répond à l'appel de la fusée. partir, s'enfuir, s'envoler mains dans la mains jusqu'aux profondeurs de la galaxie.
dans le coin de ton œil, un lampadaire meurt lentement. sur le bord de la route bondée, sa lumière suffoque derrière une vitre sale, succombe dans un soupir. personne ne détourne le regard. personne ne prête la moindre attention aux derniers instants de cette étincelle. personne exceptée la braise vacillante de ton âme qui requiert cette seconde de mélancolie partagée, de souffrance divisée. et dans les ténèbres propices à la révélation de certains de tes pouvoirs mystiques, ton regard rencontre les pétales colorés d'une unique survivante aux attaques mordantes du vent d'hiver, se tenant fièrement sur des cadavres de givre, quelques larmes de rosée dans le coeur, chagrin des miraculés. alors d'un geste, tu la rends immortelle. la cueille, l'arrache à son nid gelée, à sa plantation de fantômes, à cette épidémie lui ravageant l'âme que l'on dit porter le nom de solitude. tu la dérobes à une maison, une famille, un destin. tu la sauves des prédictions de l'oracle. tu défis les dieux. un pied-de-nez à la fatalité qui vient revêtir un mèche dorée de tes cheveux stellaires. ces derniers temps, les détails te déchirent. plus que jamais. les fragments d'univers, les parcelles de monde, les atomes de cosmos, tout est trop vif, tout te consume le coeur. le poids du ciel est écrasant, les particules d'air étouffantes. et pourtant, imposant le silence à l'affliction de ton coeur pourpre, tu persévères à chercher sur la ligne de l'horizon éteint l'ultime destination, la terre promise, la quête du long voyage, le trésor des corsaires. la fusée, direction le passé. il se tient aux milieu des petits princes du peuples, comme un roi en garde de nuit, veillant sur les âmes nocturnes qui habitent les ombres. ça bouscule, ça explose, ça brille, mais toi tu ne vois plus que lui. y'a quelque chose de magique dans sa silhouette. peut-être les reflets lunaires dans ses cheveux, les poussières de fées dans sa barbe, les traînées d'étoiles filantes sur ses doigts. peut-être ce regard qu'il pose sur toi. calme, doux, innocent. une bouffée d'air pure dans une ville enfumée, un phare au milieu de la brume épaisse. c'est comme au premier jour. comme derrière les barreaux de fer aux airs menaçant des méchants de livres pour enfants. comme lorsqu'il t'a sauvé des abysses de ta phobie. c'est comme avant. comme avant. et lui il t'attire, il t’emmène, il t'approche. il te guide à la rédemption des temps d'antan. d'un geste. d'une alliance de vos mains jointes, qui t'attire, qui t’emmène, qui t'approche. de lui. si près. si près que tu discernes ton propre visage dans la prunelle de ses yeux, si près que tu peux dessiner du regard les détours de ses traits. cobbs. c'est dit d'une telle manière, comme une invitation à la danse, que tu ne peux empêcher tes tristes pensées de s'envoler et ton sourire de gagner du terrain. tu ne le veux pas, de toute manière. d'un souffle, elles sont évanouies, les cendres. comme avant. donovan. c'est presque un murmure. un code seulement perceptible par ceux qui le guettent. c'est le déclenchement de la fusée, le compte-à-rebours avant le lancé. tu le vois, là-bas ? il s'apprête à échanger sa marchandise avec un grand nom de la mafia russe. il faut qu'on le surveille, qu'on le suive et qu'on empêche la transaction. et toi tu ne bouges pas. tu laisses les mots couler, tu savoures les sonorités. juste un instant. juste pour laisser la machine atterrir, les réacteurs effleurer la banderole d'arrivé. faut pas le laisser filer. ça part comme un coup de canon. ta main se loge dans la sienne par automatisme et tu l’entraînes à toute allure visiter ce monde des merveilles, cette île imaginaire, celle des enfants aux fragrances d’innocence. devant la vitrine de la boulangerie. que tu chuchotes à l'oreille de ton partenaire en te plaquant contre un mur, juste au coin de la boutique lumineuse devant laquelle l'homme mystérieux s'est arrêté. tu crois que c'est le lieu de rendez-vous ? mais non. l'homme repart, l'homme trace son chemin. il nous faut un plan, agent.

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